L’AVEQ affirme que le processus de révision des oléoducs est invalide et exige à un rejet d’Énergie Est

L’AVEQ affirme que le processus de révision des oléoducs est invalide et exige à un rejet d’Énergie Est

Montréal, le 31 août 2016

Devant la suspension indéterminée des audiences de l’Office national de l’énergie (ONÉ) à Montréal, L’AVEQ tient à exprimer ses inquiétudes en ce qui concerne le processus de révision des oléoducs. Actuellement, les audiences ont été suspendues jusqu’à ce qu’une décision soit faite au sujet de la possible récusation de deux commissaires de l’ONÉ, lesquels ont rencontré Jean-Charest, ancien Premier ministre du Québec, afin de discuter du projet d’Énergie Est alors qu’il était consultant pour TransCanada. Si la commission est incapable de s’élever jusqu’à ses propres normes éthiques, ses capacités à prendre une décision basée sur le meilleur intérêt des générations actuelles et futures doivent alors être sérieusement remises en question.

Comme le parti libéral a promis lors de la dernière élection, l’AVEQ, avec plusieurs autres groupes, supporte une révision du processus de l’ONÉ. Des membres du secteur communautaire ont entre autres suggéré que celui-ci devrait inclure des nominations de commissaires qui agissent avec intégrité et qui sont investis de la confiance du public, une plus grande transparence afin que le public ait accès aux travaux de la commission et un élargissement de la définition de qui est éligible à participer comme intervenant ou commentateur. De plus, plusieurs ont demandé à ce que l’ONÉ ne considère pas uniquement les impacts directs sur l’environnement dans leurs considérations, mais aussi les conséquences en ce qui concerne le climat, suggérant ainsi que les émissions devraient être considérées dans l’évaluation environnementale de tout projet soumis à la commission. À la lumière de ce qui vient d’être écrit,  L’AVEQ reconnaît l’importance de ces inquiétudes et considère par conséquent que la légitimité de l’ONÉ comme organisme de soutien à la décision doit être contestée.

De surcroît, l’AVEQ, forte d’une représentation de 100 000 étudiant.es, a une position formelle contre tous les oléoducs qui transportent des énergies fossiles ainsi qu’une résolution qui vise à promouvoir une économie responsable qui travaille pour les communautés et l’environnement tout en libérant le Québec de sa dépendance aux énergies fossiles. L’AVEQ supporte tous les mouvements autochtones qui luttent pour leur souveraineté, la défense de leurs terres, leurs droits ancestraux ainsi que le respect de leur identité. Comme nous nous efforçons de soutenir les communautés et les groupes autochtones dans leurs efforts de protéger leurs droits et l’environnement tout en prônant des alternatives économiques au dogme de l’extractivisme et du colonialisme, nous invitons les personnes et les groupes à nous joindre.

L’équité intergénérationnelle signifie de penser les impacts de nos actions en prenant en considération à la fois les générations actuelles et futures. En ce sens, il est clair que l’expansion de l’infrastructure qui supporte les énergies fossiles va affecter de manière disproportionnée les jeunes et ceux qui ne sont pas nés. Par conséquent, les jeunes en particulier doivent se mobiliser afin de construire la transition vers les énergies renouvelables et s’opposer à des immenses projets basés sur le carbone comme celui d’Énergie Est

Le projet d’Énergie Est va faciliter le transport de 1,1 million de barils de pétrole brut en provenance des sables bitumineux de l’Alberta. En termes  de gaz à effet de serre, c’est l’équivalent d’ajouter 7 millions d’automobiles sur la route. Advenant un déversement, ce type de pétrole est considéré comme très difficile, voire impossible, à nettoyer. La majorité des oléoducs proviendront de la conversion de ceux actuellement utilisés pour le gaz naturel, lesquels sont mal adaptés pour les propriétés plus corrosives du bitume dilué. Les risques en cas de déversement sont d’autant plus importants que ces oléoducs traverseront un nombre considérable de rivières et de communautés.

À un moment dans l’histoire où nous voyons déjà les effets dévastateurs de l’extractivisme et des changements climatiques à l’échelle planétaire, l’inaction n’est plus un choix acceptable. Nous devons exiger que nos représentants politiques soient tenus responsables de leurs actions. L’AVEQ demande à nos élu.es fédéraux, provinciaux et municipaux de prendre leurs responsabilités, c’est-à-dire de s’opposer fermement à Énergie Est et aux autres oléoducs.

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Contact:

Kristen Perry

Responsable à la mobilisation et au développement associatif

mob.dev@aveq-nous.ca

1-888-994-9177 poste 3
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