Réaction de l’AVEQ aux violences sexuelles commises par David Aird

Réaction de l’AVEQ aux violences sexuelles commises par David Aird

Avertissement : Ce communiqué traite du sujet de la violence sexuelle et fait référence aux violences commises par David Aird

 

 

La semaine dernière, David Aird, alors vice-président aux affaires externes de l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM), a démissionné suite à une dénonciation de la part du Réseau de divulgation communautaire (CDN), un groupe de survivantes (et d’allié.e.s) de violences à caractère sexuelles ou genrées, qu’il a pu commettre. De prime abord, l’AVEQ donne un support complet à l’affirmation du CDN, comme quoi « l’historique des violences genrées et sexuelles commises par Aird, avant et après son mandat à l’AÉUM est longue et variée, ces violences doivent être dénoncées sans compromis! » Le communiqué du CDN est disponible ici.  Ce communiqué inclut une liste des ressources montréalaises de soutien aux victimes de violences sexuelles. Une liste plus exhaustive des ressources disponibles à travers le Québec est disponible à l’adresse suivante :  http://www.rqcalacs.qc.ca/.

Tout au long de l’année, David Aird a participé aux réunions et évènements de l’AVEQ. C’est à cet effet que nous signifions qu’il existe une procédure formelle à l’AVEQ pour que toute situation qui a pu contrevenir à nos politiques contre toute forme d’oppressions, incluant les oppressions liées aux questions de genre ou de violences sexuelles, puisse être traitée rapidement par notre comité Ad-Hoc pour l’équité. Notre politique complète est disponible ici. Considérant que nous n’avons pas de secrétaire général actuellement, toute brèche de nos politiques sera prise en compte par un.e membre de l’exécutif de l’AVEQ.

De plus, nous souhaitons exprimer que l’exécutif et la permanence de l’AVEQ est prêt.e à discuter (confidentiellement si nécessaire) de toute situation où des instances de violences à caractère genrées ou sexuelles, ou toute autre forme d’oppression, a pu survenir dans une instance de l’AVEQ. En accord avec nos valeurs féministes et pro-survivant.e.s, nous croyons les survivant.e.s et nous les supportons dans les actions qu’ils-elles jugent nécessaires.

Finalement, nous croyons que le combat contre la violence sexuelle, en général ou à l’intérieur de nos organisations, est un combat sur le long terme, combat qui doit inclure une approche plus responsable, préventive et proactive. C’est pourquoi, après consultations avec nos associations membres, nous nous sommes engagés à faire en sorte que :

  1. En reconnaissance du fait que les politiques plus larges sur la discrimination et le harcèlement, tel que notre actuelle politique sur l’anti-oppression, ne prennent pas compte la spécificité des situations de violences sexuelles, nous allons immédiatement procéder à la rédaction d’une politique supplémentaire, afin de fournir un encadrement plus spécifique à la gestion d’instances de violences sexuelles. Cette politique sera développée en consultation avec des acteur.ice.s internes autant qu’externes à notre organisation, ce dans le but d’assurer qu’elle soit efficace, rigoureuse, et pro-survivant.e.s.
  2. À la demande de nos associations membres, l’AVEQ fournira, dans les mois à venir, un soutien organisationnel aux associations locales qui désirent améliorer leurs politiques et procédures en relation aux violences sexuelles, notamment par le partage de connaissances organisationnelles entre associations, et par le partage de connaissances acquises à travers notre processus d’élaboration de politique.