L’AVEQ dénonce la déréglementation des frais de scolarité pour étudiant.es internationaux

L’AVEQ dénonce la déréglementation des frais de scolarité pour étudiant.es internationaux

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Montréal, le 16 mai, 2018.

L’Association pour la voix étudiante au Québec (AVEQ) dénonce vigoureusement la déréglementation des frais de scolarité des étudiant.es internationaux annoncée cette semaine par la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David. Alors que l’AVEQ revendique déjà une baisse des frais de scolarité pour les étudiant.es internationaux et une régularisation de la situation financière des étudiant.es des six domaines déjà touchés par la déréglementation, le gouvernement Couillard préfère prendre la direction inverse et augmenter le niveau de précarité de plus de 6500 étudiant.es internationaux supplémentaires.

« La déréglementation des frais de scolarité pour étudiant.es internationaux a des impacts réels, à court et long terme, sur la santé mentale et physique des étudiant.es, leur succès académique, ainsi que sur leur capacité à accéder à une éducation postsecondaire ou de la poursuivre. Cette situation est inacceptable et aura des répercussions importantes également sur les universités déjà sous-financées qui n’accueillent pas beaucoup d’étudiant.es étrangers » a déclaré Sophia Sahrane, responsable à la recherche et à la pédagogie de l’AVEQ.

Bien que certaines sommes soient réservées aux universités francophones pour l’accueil de nouveaux étudiant.es étrangers, l’AVEQ considère que les universités ont désormais trop de marge de manœuvre pour facturer ces derniers encore davantage que les 15 000$ qui leur sont déjà exigés annuellement. De plus, l’AVEQ déplore que compte tenu que les universités urbaines accueillent davantage d’étudiants étrangers que les universités de région, la disparité déjà présente entre ces deux types de communautés risque d’être accentuée.

L’AVEQ tient à rappeler que le Québec a le devoir d’accueillir des étudiants en provenance de différents pays afin de favoriser le partage des connaissances, l’accessibilité aux études supérieures et l’enrichissement mutuel des citoyens d’ici et d’ailleurs. L’AVEQ juge illogique de tenter du même coup d’encourager la rétention des étudiant.es étrangers suite à leurs études postsecondaires, alors que les frais de scolarité exigés mettent en péril leur succès académique et nuisent à l’émergence d’un sentiment d’appartenance envers leur communauté d’accueil.

Enfin, l’AVEQ poursuivra sa mobilisation afin de défendre les intérêts des étudiant.es internationaux et publiera au cours des prochaines semaines une recherche sur les impacts de la déréglementation des frais de scolarité pour étudiant.es internationaux.

L’AVEQ a pour mission de défendre et de représenter les étudiant.es autant francophones qu’anglophones tout en accordant une attention particulière à la réalité de la population étudiante régionale. L’AVEQ regroupe déjà plus de 46.000 étudiant.e.s provenant de trois associations membres, et d’autres associations participent activement à son développement.

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