Pour l’éducation et la justice sociale

À l’AVEQ, nous croyons que la mission première du mouvement étudiant est non seulement de défendre l’accès à une éducation de qualité, mais également de faire entendre notre voix sur des enjeux de société plus larges.

Aussi depuis les dernières années, la situation au Québec est des plus préoccupantes. En effet, depuis 2013, ce sont des centaines de millions en compressions que le gouvernement du Québec a imposées à l’ensemble du réseau universitaire québécois, menaçant ainsi la qualité de l’éducation à travers la province. En parallèle, le niveau d’endettement moyen d’un étudiant a atteint de tristes proportions, 40% d’entre nous auront une dette d’étude supérieure à 25 000$ à la fin de notre parcours académique.

Cette situation est d’autant plus inquiétante, car elle s’inscrit dans un contexte d’austérité budgétaire acharnée. C’est l’ensemble du modèle québécois qui est pris d’assaut par l’aveuglement idéologique du gouvernement. Résultat, les gains des dernières décennies, que ce soit en matière de droit des femmes, de droit des travailleurs et travailleuses, de droit des familles, etc. sont mis à mal.

Devant cette dégradation amorcée de l’éducation et de nos conditions de vie en général, il importe que les étudiantes et étudiants du Québec s’unissent pour faire valoir leur voix, pour nous et pour les générations futures.

Pour l’inclusion et le féminisme

La communauté étudiante à l’image de la société est une mosaïque d’identités culturelles et sexuelles diverses. Loin d’être un problème, cette diversité représente plutôt une force, sur laquelle le mouvement étudiant doit miser. Malheureusement, cette reconnaissance d’égalité des genres et des cultures reste encore à faire en 2015, où parfois les discours haineux envers ces groupes peuvent encore trouver écho en société. L’abolition de ces discriminations reste encore un combat de tous les jours : l’iniquité salariale, la culture du viol et la sous-représentation des femmes dans les lieux décisionnels, n’en sont que quelques exemples. Le mouvement étudiant devrait toujours s’assurer d’être à l’avant-garde des revendications féministes et de tout ce qui a trait à la lutte aux discriminations qu’elles soient liées à l’ethnicité, la langue, la classe, le genre, l’orientation sexuelle, l’identité de genre, l’habileté physique et mentale ou la religion. Assurons-nous que nos milieux académiques, au même titre que la société dans laquelle on vit, reflètent cette ambition.

C’est pourquoi l’AVEQ s’engage à défendre l’inclusion sociale autant sur la scène politique qu’au sein de ses pratiques. Le présent document, rédigé de manière épicène, en témoigne. Toutes et tous devraient être libres de s’exprimer et de vivre sans contraintes discriminatoires.

Du même souffle, l’AVEQ se positionne pour une inclusion égale de toutes les associations étudiantes qui en feront partie. En ce sens, cherche à être à l’avant-garde de la lutte contre la marginalisation territoriale et linguistique que pourraient vivre les associations de régions ou anglophones. Elle veut donc défendre la mixité des opinions et des réalités sociales d’un bout à l’autre de la province.

Pour l’environnement

S’il ne devait rester qu’un seul enjeu à discuter pour le siècle à venir, il s’agit bien de la question environnementale. Ce débat est d’autant plus d’actualité avec les différents projets de pipelines transnationaux et avec le développement annoncé du Plan Nord.
Le fleuve St-Laurent est l’un des cours d’eau les plus importants en Amérique du Nord, il s’agit de la source d’eau potable pour près d’une personne sur deux au Québec. Le malaise quant au développement de différentes installations pétrolières près de cet écosystème unique est perceptible au sein de la communauté étudiante de Montréal à Rimouski, en passant par Trois-Rivières.

Les catastrophes écologiques issues d’une politique de développement trop laxiste peuvent avoir des conséquences économiques et humaines regrettables, nous l’avons vu trop souvent par le passé. Il importe donc à l’ensemble de la société civile d’avoir une voix au chapitre lorsque de tels projets se pointent à l’horizon

C’est aussi pourquoi l’AVEQ, de par sa volonté de représenter les étudiantes et étudiants aux quatre coins du Québec, s’engage à porter leurs préoccupations environnementales auprès du gouvernement. Après tout, c’est à nous qu’incomberont les conséquences de l’irresponsabilité environnementale d’aujourd’hui.